acheter les romans du romancier français indépendant, en ebooks ou papier

Vous souhaitez devenir écrivain ? et livres en papier Lisez le blog écrivain du romancier

flux des infos rss Le SUIVRE

Les conseils d'un écrivain sont sûrement le meilleur des chemins, surtout quand il a réfléchi à cette notion du "devenir romancier", c'est-à-dire "devenir écrivain." Donc être romancier, être écrivain.

Incipit du dernier roman publié :

La fois suivante, je me suis caché derrière le chêne. J’avais retenu la leçon : je n’irai plus chez monsieur le maire, je ne le réveillerai plus en pleine nuit, ne lui bafouillerai plus d’appeler les gendarmes, qu’il veut nous tuer, qu’il faut faire vite ; j’attendrai, tremblotant, fixant la fenêtre de la cuisine, la cour, l’étable, la route, la ruelle, les ronces ou la maison d’en face, retenant mes larmes, serrant ma lampe de poche bleue en réfrénant l’envie de l’allumer (ce serait trahir ma cachette), priant leur Dieu sans y croire ; j’attendrai, tout simplement, sagement, derrière le chêne, qu’il se rendorme, qu’il se rendorme ou les massacre et me cherche...

(...)

Trois heures du matin, il gelait, j’avais dix ans, j’étais en pantoufles et monsieur le maire ne m’a même pas ramené. Un brave homme, ils prétendaient, ce Lucien, et malin : quand « l’équipement » avait regoudronné les routes, il en avait profité pour faire vider quelques camions chez lui, ainsi réaliser gratuitement la cour la plus propre du village.
J’ai perdu la sensation du froid de cette nuit-là, il me reste juste de la peur, qui peut remonter ; là, trois décennies plus tard, j’ai dix ans. Je n’ai plus peur mais je peux revivre cette peur. Je peux comprendre d’autres peurs.

(...)

Quelques sites où retrouver l'écrivain indépendant.




commentaires ouverts : profitez-en

comment être numéro un des ventes sur Amazon Kindle
LIRE

Si vous souhaitez soutenir cette page :


Quand les rideaux sont tirés, un agriculteur fait ce qu’il veut chez lui. Le seul maître après Dieu (bien pratique leur Dieu ! Si Dieu ne le voulait pas, il interviendrait, s’il n’intervient pas c’est qu’il le veut !… Donc nous devons nous incliner).

Une femme n’a aucun droit, me répète ma mère.

Si l’agriculteur tue sa femme, ses enfants, il sera condamné. Mais personne, avant, n’interviendra. La limite, c’est donc de ne pas tuer. Ou alors, maquiller le meurtre en accident. Le reste, c’est une affaire de famille. « Dans toutes les maisons, il y a des histoires de famille. »

« Harcèlement moral » et « menaces de mort » n’existaient pas.



Extrait : Résignation la Déclaration des Droits de l'’Homme


12 juillet 2010 :

les chansons de leur jeunesse